1. Pas de stock dormant, tout part de votre commande
La première chose à savoir, c’est qu’il n’y a pas de roues qui prennent la poussière sur une étagère. Tout commence par votre commande spécifique. Dès la réception de la jante, on attaque par une étape purement esthétique mais cruciale : la pose des transferts (les fameux stickers Prymahl).
C’est fait 100 % à la main selon la configuration que vous avez choisie. Ensuite, la jante passe à l’étuvage pendant 1h30 à 80°C pour garantir le bon maintien des transferts.
2. Le lassage : le cœur de la roue

Pendant que la jante chauffe, Christophe prépare le cœur de la roue. Il sélectionne les moyeux et prépare les rayons. C’est l’initialisation de la configuration technique : le lassage. Cette étape est ultra importante car si un rayon est mal mis, c’est toute la roue qui sera déséquilibrée et il faudra tout recommencer.
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3. Le prémontage : Annabelle et la machine LTS
Place à l’assemblage avec Annabelle sur la machine LTS. Cette machine vient positionner la jante parfaitement pour insérer les rayons et visser les têtes à une vitesse impressionnante. La LTS va littéralement « tricoter » la roue ! À ce stade, la roue est assemblée, mais elle reste encore molle.

4. La mise en tension : le robot Holland Mechanics
Honnêtement, j’en ai vu des choses sur NCT, mais je n’avais jamais vu une telle machine ! J’imaginais encore un montage à l’ancienne avec une petite clé à rayons… Prymahl s’appuie sur une référence industrielle : un robot Holland Mechanics.


La roue arrive, un code-barres est scanné pour lancer le programme adéquat. Un mélange de vérins, de systèmes hydrauliques et de tensiomètres va scanner, analyser et tendre chaque rayon avec une puissance constante.
5. La finition aux petits oignons
Attention, on ne laisse pas la machine avoir le dernier mot. Les roues sont récupérées par Benjamin et Alexandre pour l’étape finale sur le banc Bike BTI. Ici, c’est l’œil, l’oreille et les mains de l’opérateur qui priment pour réaliser le dévoilage final, casser les dernières tensions résiduelles et vérifier le saut.



Focus Matos : La nouvelle Prymahl Orion C35X !
Pourquoi ce focus détaillé sur l’assemblage ? Tout simplement parce que j’ai reçu une paire de la toute nouvelle gamme : la gamme X (la gamme la plus extrême, tout carbone, y compris les rayons !).
Origine développe désormais ses propres jantes et moyeux en R&D. J’ai sous la main la Orion C35X. C’est la paire de roues la plus légère jamais créée par la marque : seulement 1 165 g sur la balance ! Avec son profil de 35 mm, c’est une roue taillée pour les terrains vallonnés, hyper légère et dynamique, sans risquer d’être gênée par la prise au vent latéral.



J’ai hâte de la mettre à l’épreuve sur la route avec le tout nouveau vélo qui se cache dans mon carton (si vous avez une idée du modèle, dites-le-moi en commentaire !), mais aussi sur mon vélo habituel pour bien isoler et analyser son comportement.
Alors, surpris par ces coulisses de fabrication ? Moi j’étais à des années-lumière d’imaginer un tel niveau de technologie ! N’hésitez pas à réagir en commentaire. On se retrouve très vite pour le grand déballage de ce nouveau vélo. Allez, ciao, bye… moi je file rouler !
Cette immersion t’a plu ?