Direction la Tour de Pise – Italie

Pour cette deuxième sortie de mon séjour en Italie, j’ai décidé de changer les règles du jeu. Fini les boucles autour de mon logement à Castelnuovo di Garfagnana, on part sur un format « aller simple » ! Le but de la journée ? Franchir la chaîne de montagnes toscanes pour plonger vers la côte méditerranéenne et rallier l’un des monuments les plus célèbres au monde : la Tour de Pise.

Sur le papier, le profil de l’étape est hyper atypique pour moi : « seulement » 1 000 mètres de dénivelé positif pour près de 1 300 mètres de dénivelé négatif. Psychologiquement, je me disais que j’allais plus descendre que monter. Mais croyez-moi, la montagne italienne m’a vite rappelé à l’ordre !

L’enfer des tunnels et le spectacle des carrières de marbre

La sortie commence dans le dur. Pour rejoindre la mer, il faut d’abord s’extraire de la vallée. Résultat : une longue ascension avec des passages bien tassés à 10 et 11 %.

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Mais le vrai danger du jour n’était pas le pourcentage, c’était mon étourderie. J’ai commis la grosse erreur de ne pas prendre ma lumière avant. En haute montagne italienne, on traverse parfois de longs tunnels creusés dans la roche qui ne sont absolument pas éclairés. Je me suis retrouvé dans le noir complet, à fixer un micro-point lumineux au loin, en priant pour qu’il n’y ait pas de cailloux sur la route et en espérant qu’un scooter vienne m’éclairer la voie. Une belle frayeur !

Une fois sorti de là, le paysage devient grandiose. La route serpente au milieu des carrières de marbre. C’est un décor qu’on n’a pas en France : la montagne est littéralement découpée en blocs géants. Le ballet des énormes camions transportant ces tonnes de marbre sur des routes aussi étroites est aussi impressionnant que flippant.

La bascule et la longue descente vers la côte

Une fois le sommet franchi, c’est la récompense absolue. Je bascule sur une descente extraordinaire et vertigineuse en direction de la mer (à tel point que j’en avais les oreilles totalement bouchées par la perte d’altitude !). Sur mon Trek Madone, c’était un pur kiff de pilotage.

Et là, en arrivant au niveau zéro de la mer, c’est le choc total. On change radicalement de décor et de météo. Fini la fraîcheur des sommets, mon Garmin s’affole et affiche 35 degrés.

Le choc thermique et la galère des pistes cyclables

La deuxième partie de la sortie est un « full plat » le long de la côte pour rejoindre Pise. Pour éviter les feux tricolores incessants et la conduite… « créative » des automobilistes italiens, j’ai eu la fausse bonne idée d’emprunter la piste cyclable qui longe les plages.

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Si le cadre est idyllique avec les palmiers et la mer, la réalisation de la piste est catastrophique pour un vélo de route. Ça tournicote, ça se resserre, on slalome entre les promeneurs et les vendeurs de glaces. C’est parfait pour du tourisme familial, mais à 30 km/h sur un vélo aéro, c’est un peu un enfer de relances constantes.

Objectif atteint : La Tour de Pise en ligne de mire !

Après avoir quitté la côte et affronté les grands axes pour rentrer dans les terres, le monument se dévoile enfin. L’arrivée sur la célèbre Piazza dei Miracoli au milieu des touristes qui prennent tous la même photo en essayant de « retenir » la tour est toujours un moment amusant.

Et oui, je vous confirme : elle penche vraiment !

C’était une sortie totalement atypique, qui résume bien le cyclisme en Italie : des paysages de montagne bruts et magnifiques, des routes parfois chaotiques, et un patrimoine exceptionnel à l’arrivée. Une sacrée aventure pour le Madone !

Distance
–
Dénivelé +
–
Altitude max
–
Difficulté
Moyen
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Parcours

Départ Castelnuovo di Garfagnana
Arrivée Pise
Distance 87 km
Dénivelé positif 886 m
Revêtement Bitume

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