Col du Pas de Peyrol – Cantal

Si vous pensiez que le Massif Central n’était qu’une succession de gentilles petites collines, détrompez-vous ! Aujourd’hui, on s’attaque à l’un des cols les plus redoutables et emblématiques de la région : le mythique Pas de Peyrol, au pied du Puy Mary (1 589 m d’altitude). Une ascension qui cache extrêmement bien son jeu…

L’approche : Une mise en bouche trompeuse

Le départ se fait depuis le sublime village perché de Salers. Sur le papier, on part pour 24 kilomètres d’ascension. La bonne nouvelle, c’est que les 13 premiers kilomètres sont un véritable régal. On est sur du 4 à 5 % de moyenne, c’est l’échauffement parfait. On a le temps de tourner les jambes souplement, d’admirer la vallée inondée de soleil et de saluer la faune locale (mes meilleures supportrices : les vaches de Salers !). À ce stade-là, avec le soleil qui chauffe le cuissard, on se dit presque que ce col va être une promenade de santé.

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Le mur final : Quand les pourcentages s’affolent

Mais le Pas de Peyrol est vicieux. À 5 kilomètres du sommet, on rentre dans la forêt (vers le versant non ensoleillé), on perd quelques degrés, et surtout, la pente s’énerve brutalement pour ne plus jamais redescendre sous les 9 %. L’apothéose ? Les deux derniers kilomètres. C’est un véritable mur absolu. Le Garmin s’affole : 12 %, puis 15 %, et même des passages à 17 % ! Là, il n’y a plus de paysage qui tienne, il faut s’arracher. J’étais tellement « en prise » que je ne pouvais même pas lâcher le cintre pour prendre la caméra. Seule petite consolation : la route est inondée des inscriptions des spectateurs du Tour de France, ce qui donne un petit coup de boost au moral quand on a le nez dans la potence.

Le sommet : La douche froide et la tête dans les nuages

Arrivé en haut, après s’être battu contre ces pourcentages indécents… c’est la surprise de la montagne. Autant il faisait un soleil radieux en bas, autant le sommet était totalement englouti par les nuages ! Zéro visibilité sur la fameuse vue panoramique, un vent glacial à vous glacer les os en deux minutes, et l’obligation de vite enfiler la veste pour attaquer la descente afin de ne pas finir totalement gelé.

Mon Bilan

Au final, cette sortie cantalienne se solde par 85 km et plus de 1 800 m de D+ (avec un retour par d’autres petites difficultés comme le col de Neronne). Le Pas de Peyrol n’a absolument rien à envier à certains grands cols alpins. Ses derniers kilomètres sont d’une brutalité rare. C’est un vrai parcours de moyenne montagne, exigeant mais magnifique. Si vous passez dans le Cantal, c’est un test obligatoire pour vos cuissots !

Distance
–
Dénivelé +
–
Altitude max
–
Difficulté
Moyenne
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Col de légende

Nom du col Pas de Peyrol - Cantal
Altitude au sommet 1588 m
Longueur de la montée 20,50 km
Dénivelé positif 636 m
Pente moyenne 3,1 %
Pente maximale 12,8 %
Versant emprunté Par Salers et Col de Néronne
Parcours emprunté A la découverte du Pas de Peyrol

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