Pic de Nore, la montagne noire du Tarn

En vacances dans le Tarn, à quelques kilomètres de Castres, je ne pouvais pas résister à l’appel de la Montagne Noire. Cette barrière naturelle, célèbre pour ses vastes forêts de pins, est le dernier grand relief avant de basculer vers les Pyrénées. Et qui dit Montagne Noire dit forcément Pic de Nore (1 211 m d’altitude), une ascension mythique qui a notamment été le théâtre d’une étape du Tour de France il y a quelques années.

J’ai donc pris mon vélo, sans trop regarder le profil exact de l’ascension (l’erreur classique du débutant !), pour aller découvrir ce point culminant. Voici le récit de cette sortie pas comme les autres.

L’approche : Des paysages à couper le souffle

Si j’avais d’abord eu une impression assez rurale et monotone en arrivant dans les plaines du Tarn, l’entrée dans la Montagne Noire m’a mis une claque visuelle monumentale.

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L’approche pour rejoindre le pied de l’ascension se fait par des routes sinueuses et magnifiques, notamment dans la descente de l’Arnette. On roule à flanc de falaise, avec la rivière en contrebas et des forêts extrêmement denses. C’est du « Into the Wild » total ! Le panorama est brut, sauvage, et compense largement les températures matinales parfois surprenantes.

L’ascension du Pic de Nore : Une montée qui ne pardonne pas

Une fois arrivé au pied officiel, le Garmin annonce la couleur : 15 km d’ascension pour un peu plus de 900 m de dénivelé positif.

J’avais choisi l’approche la plus longue (contrairement au versant de 12 km par Mazamet emprunté par le Tour de France). C’est une montée roulante en apparence (autour de 6 %), mais qui s’avère longue et usante. D’autant plus que je n’avais pas adapté mon braquet pour la montagne : j’étais en 52/36 avec une cassette de rouleur. Autant vous dire que j’ai dû m’arracher un peu plus que prévu !

Et puis, il y a le grand classique du Pic de Nore : le vent. Ce n’est pas pour rien que les crêtes sont couvertes d’éoliennes. Le vent s’engouffre avec une force incroyable, secouant le vélo, ce qui rend les derniers kilomètres particulièrement hostiles (surtout si vous roulez avec des jantes hautes comme moi).

Un sommet la tête dans les nuages… et l’antenne TDF

Après ce bel effort, je franchis le sommet. Et là, c’est la douche froide (littéralement). Parti à la fraîche, je me retrouve à 1 200 m d’altitude totalement englouti par un épais brouillard.

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Le Pic de Nore est célèbre pour son antenne relais rouge et blanche, qui ressemble à s’y méprendre à la fameuse fusée de Tintin. Mais ce jour-là, l’antenne était à peine visible à travers les nuages, et le panorama exceptionnel (qui s’étend normalement jusqu’aux Pyrénées) est resté un grand mystère pour moi !

Une descente technique et rugueuse vers Mazamet

La récompense habituelle d’un col, c’est la descente. Je bascule donc vers Mazamet (le fief de Laurent Jalabert). Attention toutefois, le revêtement sur ce versant est loin d’être un billard. Le goudron y est « gratteux », la route tape fort, et je dois avouer avoir eu quelques sueurs froides pour mes jantes carbone. La vigilance est de mise pour ne pas se faire surprendre.

Descente vers Mazamet

En résumé : Une sortie de 89 km et 1 900 m de D+. Le Pic de Nore est une ascension rugueuse, balayée par les vents, mais les paysages sauvages de la Montagne Noire qui l’entourent valent à eux seuls largement le détour !

Distance
–
Dénivelé +
–
Altitude max
–
Difficulté
Difficile
Télécharger le GPXPour Garmin, Wahoo, Hammerhead, Komoot…

Col de légende

Nom du col Pic de Nore
Altitude au sommet 1211 m
Longueur de la montée 15 km
Dénivelé positif 896 m
Pente moyenne 5,9 %
Pente maximale 10,9%
Versant emprunté Par Lastours
Parcours emprunté A l'assaut de la montagne noire !

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