Mon Tour de France : 333 km, 12h de selle

Juillet 2026. Le Tour de France s’élance avec une startlist de folie (Pogačar, Vingegaard, Evenepoel…), et comme tout cycliste passionné, ça me « hype » totalement ! Moi, ce qui me motive au quotidien sur le vélo, c’est de me lancer des défis. Je n’allais pas gagner le Tour, alors j’ai décidé de faire mon Tour de France : rouler l’équivalent de 10 % de la distance totale des pros, soit plus de 330 km en une seule journée.

Mais pour rendre le truc vraiment épique, je n’allais pas faire une boucle au hasard. J’ai tracé un parcours sur Strava qui reprend trait pour trait les contours de la carte de France, à cheval sur la Normandie, l’Eure-et-Loir et l’Orne. Voici comment j’ai survécu à ce chantier !

Le matériel et la nutrition : Le grand saut dans l’inconnu

Partir pour plus de 300 bornes sur un Trek Madone SLR (un vélo aéro ultra-rigide taillé pour la performance et pas du tout pour l’ultra-distance), c’est déjà un pari. J’ai juste monté des pneus de 32 mm pour sauver un peu de confort. Côté nutrition, j’ai voulu jouer les cobayes : j’ai embarqué la nouvelle gamme nutritionnelle haute performance de Decathlon, calibrée pour ingérer 80 à 90 grammes de glucides par heure. L’objectif était de ne faire aucun arrêt repas « solide » le midi. Pendant 12 heures, mon corps n’a absorbé que du sucre (des gels à 40g de glucides et des pâtes de fruits). C’était un pari risqué, soit ça passait, soit mon estomac explosait. Et spoiler : c’est incroyablement bien passé !

Publicité

Le départ : Cap sur la Bretagne (virtuelle) et attaque animale !

Départ à 5h30 du matin à la fraîche. Pour dessiner les contours de la France, mon GPS m’obligeait à prendre de minuscules routes secondaires pour « dessiner » la côte bretonne. Des zigzags incessants au milieu des champs de lin et de blé. La grande dinguerie de la journée est arrivée vers l’Aigle (dans l’Orne). En pleine ligne droite au milieu de nulle part, je me prends un énorme choc à l’arrière de la tête. Je me retourne : une buse venait littéralement d’attaquer mon casque ! Le rapace a essayé de m’attraper et a continué à me poursuivre sur plusieurs dizaines de mètres. Autant vous dire qu’avec la montée d’adrénaline, j’ai tapé un sprint monumental. Je regardais en l’air tous les kilomètres après ça !

La gestion de la douleur : L’enfer des ralentisseurs

Passé le cap des 200 km (en redescendant virtuellement vers la Méditerranée puis en remontant vers les Alpes), le décor était désespérément monotone. On traverse des hameaux de 4 habitants sans aucun commerce. Quand les bidons se vident, ça devient critique. La technique de survie ? Trouver l’église du village et foncer au robinet du cimetière pour faire le plein ! Après 8h30 de selle, ce ne sont plus les jambes qui font souffrir, mais le haut du corps. Le dos, la nuque, les bras… Tenir la position aéro devient une torture. La pire invention sur terre quand vous avez 250 bornes dans les pattes ? Les ralentisseurs à l’entrée des villages. L’obligation de se lever de la selle pour amortir le choc vous foudroie les bras à chaque fois.

Le vent de face pour la « remontée vers le Nord »

Pour dessiner la frontière Est et remonter vers le Nord, j’ai pris le vent de face en pleine poire. Ma vitesse a drastiquement chuté, je me retrouvais parfois scotché à 24 km/h en plaine. C’est le moment où le mental prend le relais. Heureusement, deux copains sont venus à ma rencontre sur les 15 derniers kilomètres pour me ramener à la maison.

Le Bilan du chantier

Je boucle la sortie avec 333 km et 2 300 m de D+ en un peu plus de 12 heures (près de 28/29 km/h de moyenne). J’ai mal partout, mais l’accomplissement est total. Se lancer des défis, c’est vraiment la meilleure façon de se découvrir de nouvelles capacités. Tenir plus de 12h sur un Madone sans manger de vrai repas, c’était de l’inconnu pour moi, et j’en tire une fierté immense !

Cette immersion t’a plu ?

Distance
–
Dénivelé +
–
Altitude max
–
Difficulté
Très difficile
Télécharger le GPXPour Garmin, Wahoo, Hammerhead, Komoot…

Parcours

Départ Bernay
Arrivée Bernay
Distance 333km
Dénivelé positif 1976m
Revêtement Route/Asphalte 100%

Tu l’as roulé toi aussi ?

Raconte ta sortie et partage ta plus belle photo du parcours !

0 message

Tu l’as roulé ? Sois le premier à raconter ta sortie et partager ta photo.

Publicité