Aujourd’hui, on lâche un peu les watts et les tests de matériel pur pour faire ce qui fait aussi la magie du vélo : le tourisme et l’aventure près de chez soi ! Accompagné de mon ami et « guide touristique » Nicolas, on est parti se tracer une boucle de 100 kilomètres autour de la vallée de la Seine, au départ de Pont-Audemer.
L’objectif du jour ? Mettre un peu l’entraînement de côté pour aller découvrir les pépites cachées et totalement insolites de la Normandie. Si vous cherchez un parcours qui en met plein les yeux et qui regorge d’histoire, vous êtes au bon endroit.
Voici les 5 lieux les plus fous que l’on a croisés sur cette sortie !
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1. Le Bac de Quillebeuf : Traverser la Seine… sur l’eau !

Pour passer d’une rive à l’autre de la Seine, on pourrait prendre le pont de Tancarville ou le pont de Normandie. C’est faisable à vélo, mais c’est franchement dangereux avec les camions qui vous frôlent. La solution idéale et totalement insolite ? Le bac de Quillebeuf-sur-Seine ! C’est un service entièrement gratuit qui permet aux voitures et aux cyclistes de traverser le fleuve. Ça vous fait une petite pause touristique au sec, vous profitez de la vue, et ça donne tout de suite un air de voyage à votre sortie dominicale.
(Petit bonus en sortant du bac côté Port-Jérôme : vous profitez d’une bonne odeur d’hydrocarbures avec la raffinerie, mais rassurez-vous, on rattrape très vite la superbe « Véloroute de la Seine » pour fuir tout ça !)
2. L’hydravion encastré dans la falaise (Caudebec-en-Caux)

C’est sans doute le monument le plus surprenant de la sortie. En arrivant vers Caudebec-en-Caux, si vous levez les yeux vers la roche, vous allez tomber nez à nez avec… un avion figé dans la falaise ! Il s’agit d’une immense sculpture en béton représentant le Latham 47. À l’époque, ces hydravions de la Marine étaient fabriqués juste ici. Cet édifice a été érigé en mémoire d’une expédition de 1928, partie secourir des explorateurs au pôle Nord, et qui n’est malheureusement jamais revenue. Un bout d’histoire aéronautique planté en pleine roche normande.
3. L’Abbaye de Saint-Wandrille (et sa bière locale !)

En continuant de longer la Seine, on tombe sur l’imposante Abbaye de Saint-Wandrille. C’est un lieu magnifique qui a traversé les guerres de religion et la Révolution française. La petite anecdote historique : c’est ici que l’Abbé Pierre venait se reposer, et il est d’ailleurs enterré dans un village voisin. La petite anecdote cycliste : les moines de cette abbaye brassent leur propre bière ! De quoi faire une petite halte « ravitaillement » (avec modération, bien sûr) avant de remonter sur le vélo.
4. Le Chêne millénaire d’Allouville-Bellefosse

S’il y a un arrêt obligatoire sur ce parcours, c’est bien celui-là. Imaginez un arbre tellement énorme et ancien qu’on y a carrément construit une chapelle à l’intérieur ! Ce chêne a plus de 1 200 ans. Son tronc est immense, totalement aménagé avec une porte, un petit escalier en colimaçon et même une terrasse en hauteur. On rentre littéralement au cœur de l’arbre (attention, avec les cales des chaussures de vélo, c’est une petite séance de gymnastique !). C’est un monument naturel totalement hallucinant.
5. Le Théâtre antique gallo-romain (Lillebonne)

Pour finir cette virée temporelle, direction Lillebonne (Juliobona à l’époque !). En plein milieu de la ville se cachent les vestiges d’un immense théâtre gallo-romain construit entre le 1er et le 3ème siècle après J.-C. Je connaissais la ville pour y avoir fait des courses cyclistes (le fameux Trio Normand), mais je n’avais aucune idée qu’un édifice romain aussi gigantesque et bien conservé s’y trouvait. L’accès est gratuit, et on peut se balader avec le vélo directement au milieu des vieux gradins de pierre.
Bilan de cette boucle normande
Comme quoi, on n’a pas besoin de faire 1 000 kilomètres en voiture pour être dépaysé. À quelques coups de pédale de chez soi, on peut passer d’un avion dans la falaise à un chêne millénaire, puis aux ruines de l’Empire romain !
Cette sortie de 100 bornes m’a prouvé que le vélo, c’est le meilleur moyen de redécouvrir son propre territoire. Bon, l’aventure s’est tout de même terminée par un petit drame : la fixation de ma caméra 360 a cassé sur une bosse, et elle s’est explosée par terre à 30 km/h… Mais les images étaient dans la boîte, et le souvenir de cette journée incroyable restera intact !