Dès la sortie de la boîte, j’ai eu l’impression de ne rien avoir dans les mains. On est face à un produit d’exception, sans aucun compromis. Est-ce que la performance justifie un tel tarif ? Analysons ça en détail.
Rigidité et transmission
C’est tout simplement hallucinant. Dès les premiers tours de roues, j’ai cru que j’avais gardé mes roues de montagne tellement elles sont faciles à relancer. La rigidité latérale est phénoménale : les watts que vous dépensez d’habitude en en perdant une partie « je ne sais où » sont ici intégralement retranscrits sur la route. Dans les faux plats montants, là où d’habitude on s’écrase un peu, le vélo ne demande qu’à accélérer. Attention au piège psychologique : comme elles rendent le pédalage incroyablement fluide et facile, ça donne tout le temps envie d’en remettre une couche. Résultat, vous allez beaucoup plus vite, mais vous risquez de vous cramer sans vous en rendre compte !
Comportement aéro
Avec un profil de 65 mm de haut, c’est taillé pour la vitesse. Passé les 28/30 km/h, l’inertie prend le relais et maintenir 35 ou 40 km/h devient un jeu d’enfant. L’arme secrète de Scope, c’est cette fameuse texture en « écaille de poisson » moulée sur le carbone. Ce n’est pas que pour faire joli : cela limite les turbulences aéro. Si vous prenez un vent de 3/4 face, le vélo file droit. Évidemment, avec 65 mm, lors de grosses bourrasques latérales à 90°, ça vient quand même vous bousculer un peu, mais le comportement reste très sain.
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Poids réel pesé
C’est la grosse claque de cette paire de roues : 1244 grammes annoncés pour la paire nue en 65 mm. Sur ma balance, avec la roue arrière entièrement équipée (cassette, disque, pneu tubeless de 30 mm et préventif), je l’ai pesée à 1385 g. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est presque 100 grammes de moins que ma roue arrière Fulcrum Speed… qui a un profil de montagne de 25 mm ! Une roue haute de 65 mm capable de monter des cols sans vous pénaliser, c’est du génie.
Moyeu et roulements
Là, on entre dans de la science-fiction. Les moyeux sont imprimés en 3D à partir d’un alliage de magnésium et d’aluminium. Visuellement, ça ressemble à un squelette de « mort-vivant ». C’est magnifique et ça ne pèse que 65 grammes ! La roue libre utilise le système Diamond Ratchet SL. Le détail qui tue : le bruit ! Le son est extrêmement grave et résonne dans la jante en carbone. Oubliez la discrétion, vous ne pourrez plus vous reposer dans la roue des copains sans qu’ils le sachent. (À noter : Scope vend une huile spécifique pour atténuer ce bruit si besoin).
Finition
C’est un sans-faute absolu. Outre la texture en écaille de poisson, l’immense prouesse de Scope est d’avoir utilisé des rayons en carbone tout en gardant un côté « pratico-pratique » : les rayons sont vissés dans la jante. Ils sont donc entièrement et facilement remplaçables en cas de casse (avec l’outil spécifique), contrairement à beaucoup de roues monocoques de la concurrence. Autre fait exceptionnel pour des roues aussi pointues : il n’y a aucune limite de poids pour le cycliste, et elles sont garanties à vie.
Rapport qualité/prix
4000 €. C’est le prix d’un très bon vélo complet. Est-ce que c’est cher ? Oui. Est-ce que c’est abusé ? Non, car la technologie embarquée, l’impression 3D, le gain de performance et la garantie à vie sont au rendez-vous. Si demain je devais mettre une grosse somme de côté pour m’acheter la paire de roues de mes rêves, je ne me poserais même pas la question, je prendrais celles-ci.
