Sorti en 2024, le Garmin Edge 1050 est le compteur GPS haut de gamme de la marque, par sa taille comme par ses fonctionnalités. Un appareil aussi complet ne peut pas se résumer en quelques lignes. Voici mon retour après plus de 10 000 km : dans quel état est-il aujourd’hui, et l’autonomie est-elle toujours au rendez-vous ?
Quel est le design et la qualité de fabrication du Garmin Edge 1050 ?
Un écran LCD de 3,5″ lumineux
Le Edge 1050 est le compteur XXL de la gamme Edge, avec un écran LCD de 3,5″. Fini l’écran terne, bonjour le blanc éclatant et une luminosité inédite pour un compteur Garmin. On a la sensation d’avoir entre les mains un petit téléphone.



On peut lui reprocher ses larges bandes noires autour de l’écran, qui ne sont plus justifiées par la technologie Solar. Pour 2024, on aurait pu avoir des bords fins. Cela reste l’un des plus grands écrans du marché, avec une définition assez fine pour ne plus distinguer les pixels à l’œil nu. C’est beau !
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Quart de tour, haut-parleur et port USB-C
Au dos, on retrouve le fameux quart de tour iconique. Il est en plastique sur ce Edge 1050, mais remplaçable grâce à deux vis. Un connecteur spécifique permet aussi d’y brancher une batterie pour augmenter l’autonomie.

Le problème : à ma connaissance, c’est possible uniquement avec le support déporté compatible cintre rond. Je n’ai jamais trouvé de support déporté permettant de brancher la batterie sur un cintre carbone. Si vous en connaissez un, dites-le-moi dans les commentaires.

La nouveauté de cette génération x50 (le 850 et 1050), c’est un vrai haut-parleur, capable de diffuser autre chose que des bips d’alerte. Il est légèrement protégé du vent par un plastique qui oriente le son vers le cycliste par le dessous. Dans l’usage, ça marche, mais je trouve le Edge 850 encore plus audible et efficace sur ce point.

Le port USB-C est protégé par un cache en plastique qui vieillit bien. Après deux ans et des milliers de kilomètres, il reste en place et ne se déloge pas à cause des vibrations, ce qui était le cas sur le 1040 Solar. Garmin semble avoir résolu ce problème.
Quel est le poids du Edge 1050 et tient-il sur les supports ?
Le compteur pèse 161 g sur la balance sans la dragonne, et 162 g avec. C’est le fruit de l’utilisation d’un plastique de qualité et robuste.
Ce poids reste conséquent et va forcément mettre à rude épreuve les supports déportés les plus fragiles. Je le monte toujours sur des supports en aluminium, sans aucun problème. Le quart de tour n’a subi aucune casse en 2 ans d’utilisation : tout semble bien dimensionné.
Le Edge 1050 est-il pratique à utiliser ?
Écran tactile et 3 boutons : comment ça fonctionne ?
Au-delà de son grand écran tactile, le Edge 1050 dispose de trois boutons, contrairement au Edge 850 qui en possède davantage. Vous ne pourrez donc pas piloter le 1050 sans l’écran tactile : naviguer dans les menus avec des boutons n’est pas possible.
Les boutons servent à :
- démarrer ou mettre en pause la sortie ;
- noter un nouveau tour manuellement ;
- allumer ou éteindre le compteur.

Ils permettent aussi de faire une capture d’écran si vous activez la fonction, ou de verrouiller l’écran pour éviter les clics inutiles, notamment les jours de pluie. Garmin considère que la zone tactile est assez grande pour utiliser le compteur à 100 %.
Que vaut l’ergonomie sur le terrain ?
Garmin a plutôt fait un bon choix : vous ne serez pas pénalisé par l’absence de boutons 90 % du temps. Avec ou sans gants, la surface tactile fonctionne très bien. Elle est réactive au clic et au glissement, intuitive, et fonctionne comme un smartphone.

Les 10 % restants correspondent aux jours de grosse pluie. Comme souvent avec le tactile, l’écran peut devenir plus récalcitrant, voire cliquer sur des éléments non voulus en cas de grosse goutte. Nos smartphones se comportent exactement de la même façon avec une goutte d’eau ou de sueur.


Dans ces cas-là, la meilleure solution est parfois de verrouiller l’écran par un appui long sur le bouton d’allumage. Vous ne pourrez plus changer les pages de données, à moins d’avoir paramétré vos boutons AXS ou Di2 pour le faire.
Comment se passent la prise en main et l’initialisation ?
La configuration du compteur
Je ne reviens pas en détail sur l’initialisation, qui date d’il y a 2 ans, mais on sent toute l’expérience de Garmin comme gros constructeur. Si vous possédez un ancien Garmin, c’est encore plus simple : comme avec un smartphone, vous pouvez transférer toute votre configuration, vos connexions et vos capteurs vers le 1050.
Si c’est votre premier Garmin, tout se fait très facilement : il suffit de suivre le guide page par page. Je vous conseille de connecter directement le compteur au Wi-Fi de votre maison. Ce sera fort utile pour la suite, notamment au retour de sortie.
Quelle est l’autonomie réelle du Edge 1050 ?
Pourquoi l’autonomie est-elle plus basse que celle du 1040 Solar ?
Ce point a fait grincer des dents à la sortie, mais Garmin a directement assumé : le Edge 1050 n’est pas conçu pour l’endurance, mais pour être le plus technologique possible. C’est pour cette raison qu’on peut encore acheter en 2026 le compteur endurance de la marque, le Edge 1040 Solar.
Le mode Solar n’est pas compatible avec l’écran LCD du 1050, qui offre une résolution plus élevée, plus de couleurs et plus de luminosité. Résultat : une autonomie plus basse que son « petit » frère, mais qui reste conséquente et largement suffisante.
Venant d’un 1040 Solar, je me suis un peu fait avoir au début, je l’avoue. On arrive plus vite en fond de batterie, et il faut reprendre l’habitude de recharger une fois par semaine pour être tranquille.
Combien d’heures d’autonomie après 2 ans ?
Après 2 ans de service, j’obtiens encore 18 h d’autonomie avec la luminosité automatique et le rétroéclairage permanent, deux réglages très gourmands. C’est donc un bon résultat.
En fixant la luminosité, en temporisant le rétroéclairage et en modifiant le mode des satellites, on passe largement la barre des 20 h sans problème.
Que donne le mode économie d’énergie ?
Un mode économie d’énergie existe et donnerait plus de 70 heures d’autonomie. Je ne l’ai jamais testé, donc je ne vais pas faire semblant de l’affirmer, mais cela semble possible. Pour cela, la carte est désactivée, les satellites sont réduits au minimum, de même que la luminosité.
L’autonomie est-elle suffisante à l’usage ?
Pour moi, qui roule jusqu’à 6 h maximum et très rarement plus, l’autonomie est largement suffisante. Il faut toutefois rester vigilant en fin de sortie : si vous rentrez avec 30 % de batterie, prenez le réflexe de le brancher pour repartir le lendemain sans vous poser de question.
Au pire, s’il ne reste que quelques pourcents, le Garmin passe en mode économie d’énergie et vous pourrez à coup sûr rentrer sans perdre votre sortie.
Un haut-parleur c’est bien, mais ça sert à quoi ?
La première fonction est la plus évidente du haut parleur est un guidage vocal (on le verra tout à l’heure dans la section navigation), mais ce haut parleur peut vous annoncer à voix haute tout un tas d’autres alertes lié à la sécurité, performance, entraînement, puissance, allure, cardio. Si vous activez tout je penses que votre Garmin pourrait vous tenir un monologue du début à la fin de votre sortie, donc dosé votre configuration pour conserver que ce qui est vraiment utile.

Vous pourrez personnaliser sa langue et son « sexe », féminin ou masculin. Sachez aussi que c’est ici que vous pouvez parametré le fait de sortir les alertes vocales via votre Garmin ou via votre téléphone… Relié à des oreillettes ou lunettes connecté par exemple, vous pouvez avoir les instructions directement près de vos oreilles. Pratique (n’utilisez pas d’écouteur, c’est interdit).
Comment fonctionnent l’OS et l’interface du Edge 1050 ?
Une fois fait le tour du Edge 1050 physiquement, on entre dans le vif du sujet : le logiciel. C’est là que tout peut devenir brouillon en tant que testeur, tant il y a de fonctionnalités partout.
Comme tout appareil électronique, le Garmin a son propre système d’exploitation et sa propre interface utilisateur. Avec le 1050, Garmin a mis en place une nouvelle page d’accueil bien plus moderne, colorée et facile à comprendre.

Cette large page se personnalise avec des widgets que vous ajoutez ou retirez à votre guise, pour obtenir les informations qui vous intéressent.
Parmi les widgets disponibles (liste non exhaustive) :
- Garmin Coach ;
- Compas ;
- GroupRide ;
- Notifications ;
- Météo ;
- Historique ;
- Puissance ;
- Niveau en cyclisme.
On voit apparaître des fonctions intégrées au compteur, mais aussi la connexion à l’écosystème Garmin Connect, qui synchronise tout et donne accès à des données plus générales. Ces widgets ne sont pas limités : vous pouvez en ajouter via Connect IQ.
Les Capteurs et le Garmin Edge 1050
Un compteur Edge 1050 c’est bien, mais un Edge 1050 avec maximum de capteur de relié c’est encore mieux pour améliorer la précision de vos données.
Comment appairer vos capteurs ?
Rien de plus facile. Vous glissez le doigt de haut en bas, vous ouvrez la fenêtre Capteurs, puis « Ajouter un capteur » et « Tout rechercher ». Le compteur détecte tous les capteurs autour de vous, en Bluetooth ou en ANT+, pour les utiliser directement. C’est une grande force de Garmin : tout est rodé et fonctionne parfaitement.

Côté stabilité, j’ai eu très rarement des déconnexions en 2 ans. La seule exception est le radar arrière Varia, qui perd parfois la connexion de façon aléatoire mais anecdotique. Je vous le signale quand même.
Quels capteurs sont compatibles ?
La liste est longue :
- fréquence cardiaque ;
- vitesse et cadence ;
- éclairage ;
- radar ;
- puissance ;
- inReach ;
- télécommande Edge ;
- Shimano E-bike et vélo électrique ;
- transmission électronique, dont Shimano Di2 ;
- température ;
- Smart trainer ;
- VIRB ;
- Connect IQ.
Les réglages à ne pas oublier après l’appairage
Une fois un capteur appairé, n’oubliez pas d’entrer dans ses détails : il fourmille de petits réglages à activer pour profiter pleinement de l’expérience Garmin. Avec un groupe SRAM, par exemple, vous aurez accès à un champ de données affichant votre rapport engagé. Sans les détails du capteur, la personnalisation ne correspondra pas à votre vraie transmission.


Prenez le temps d’entrer votre pédalier et votre cassette. À la fin de la sortie, vous aurez un récapitulatif détaillé des dents les plus utilisées.
Dernier conseil : si vous utilisez plusieurs vélos avec plusieurs capteurs, renommez-les dès leur appairage. Cela facilite leur gestion.
Comment fonctionnent les profils d’activités ?
C’est un classique des compteurs actuels : vous pouvez créer plusieurs profils d’activités. Ils peuvent correspondre à des pratiques différentes, comme la route, le vélotaf, le VTT ou le gravel, mais aussi à une façon de rouler ou à différents vélos.
Vous configurez alors des données, des alertes, des guides et des aides spécifiques. Pas envie d’être dérangé par les bips ? Créez un profil où le silence est roi. Envie d’être guidé ? Programmez-en un autre.

De mon côté, j’ai gardé les profils classiques : Route, VTT, Gravel, vélo électrique. Et comme vous pouvez le voir, je ne mens pas : j’ai bien parcouru plus de 10 000 km avec ce 1050.
C’est aussi dans les profils d’activités que se gère le fameux ClimbPro, le détecteur de montées made in Garmin.
Quels champs et pages de données peut-on afficher ?
Vous pouvez afficher ce que vous voulez. Je ne sais pas exactement combien de données sont disponibles selon les capteurs connectés, mais il y en a forcément trop. Si vous ne trouvez pas votre bonheur, il reste Connect IQ.
Pour chaque profil, on peut paramétrer 10 pages de données, en plus des pages préconçues propres aux fonctions Garmin :
- Carte ;
- Récapitulatif circuit.
- Altitude ;
- GroupTrack ;
- Entraînement ;
- Segment ;
- Dynamique de cyclisme ;
- ClimbPro ;
- Guide de puissance ;
- GroupRide ;
- Stamina ;

On peut donc avoir un maximum de pages, peut-être trop. Prenez le temps de ne garder que ce qui vous intéresse et vous semble pertinent.
Côté champs de données, les nouvelles générations de compteurs à écran couleur proposent davantage de champs graphiques, plus modernes et ludiques. C’est pourtant, à mes yeux, le point noir de chez Garmin : la marque privilégie la lisibilité au premier coup d’œil.

De ce côté-là, ça marche, mais c’est au détriment d’un design tape-à-l’œil. Ici, l’efficacité prime. C’est un choix de Garmin, que Connect IQ permet de corriger.
Que vaut le ClimbPro de Garmin ?
Garmin a été l’un des premiers, si ce n’est le premier, à proposer cette fonctionnalité aujourd’hui copiée par tous les autres. Pour autant, est-il le meilleur ?
Le ClimbPro est un algorithme qui détecte la côte qui se dresse devant vous, que vous suiviez un parcours ou non. Il en indique les caractéristiques avant la montée, puis suit votre avancée : kilomètres restants et difficulté à venir. C’est hyper cool quand on est en forme, beaucoup moins quand on est cramé et qu’il reste encore 2 km de montée à 7 %.

Il est entièrement personnalisable : on peut n’afficher que les côtes d’une certaine catégorie, ou toutes. J’ai choisi de tout afficher, je n’aime pas être surpris. Pourtant, je le suis bien souvent, car l’algorithme n’est pas parfait.
Une détection sur 3, je dirais, Garmin m’annonce une fin de côte bien avant la vraie. Vous gérez alors votre montée pour arriver à la limite de vos capacités au sommet supposé, et une fois là-haut, ça continue de monter, parfois pas qu’un peu. La fonction n’est pas parfaite malgré les évolutions qu’elle a connues depuis sa création.
Les alertes « Mangez » et « Buvez » sont-elles utiles ?
Comme sur tous les compteurs, le Edge 1050 permet de paramétrer les alarmes « Mangez » et « Buvez ». On les conseille souvent aux débutants pour penser à attraper le bidon ou la poche et éviter la fringale.
Avec Garmin, au lieu d’un intervalle fixe, vous pouvez passer en mode intelligent. Il s’appuie sur votre sortie (dénivelé, température) et vos données pour estimer le bon moment de boire et manger. Plus vous connectez de capteurs (cardio, puissance), plus l’algorithme est précis. Garmin ne sait pas si vous buvez réellement, mais il est intéressant que l’alerte s’adapte à la situation.
Il existe des dizaines d’alertes, et vous pouvez même configurer les vôtres. À ce niveau, c’est complet.
Une autre alerte vient s’imbriquer avec « Mangez/Buvez » : « Alimentation/Hydratation ». C’est la nouvelle génération de suivi de consommation. Elle est plus aboutie, car vous pouvez confirmer ou non la prise recommandée, pour obtenir un récapitulatif d’hydratation et de nutrition cohérent avec votre sortie.
Ce n’est pas encore parfait, même si ça tend à l’être de plus en plus. On sent que Garmin empile plusieurs générations d’alertes qui s’entremêlent, et on est un peu perdu si on active toutes les fonctions. D’où l’intérêt de bien tout configurer au départ pour ne pas être embêté par des fonctions inutiles.
Le GPS du Edge 1050 est-il précis ?
Quel mode GPS choisir ?
La précision dépend d’abord du mode actif sur votre compteur, personnalisable selon le profil. Il y a trois modes, chacun avec un niveau de précision et de consommation de batterie différent. C’est le genre d’option qu’on ne touche jamais : si on vous propose la meilleure précision, vous l’utilisez.
De mon côté, j’ai toujours pris le profil GNSS Multiple Multibande, qui accroche l’ensemble des systèmes satellites existants.
Quel résultat sur le terrain ?
La question se pose-t-elle vraiment ? Je n’ai jamais remarqué d’aberration ou de chose bizarre sur mes traces GPS, sur Garmin Connect comme sur Strava. La trace suit parfaitement la route, en zone dégagée comme en zone couverte ou boisée. Avec autant de satellites accrochés, heureusement.
Par conte en zone boisée assez dense vous aurez tout même un petit décrochage au niveau de votre vitesse affichée, elle sera un peu minoré, on retrouve souvent ce comportement sur les compteurs GPS, le 1050 ne fait pas exception. La vitesse est ensuite corrigé en sortie donc ça n’a pas d’impact sur les datas au final.
Je n’ai pas fait le tour du monde pour vérifier que c’est le cas partout sur la planète. Mais soyez rassuré : en France, vous n’aurez aucun souci de ce côté-là.
Que vaut la navigation du Garmin Edge 1050 ?
Les cartes sont-elles intégrées et gratuites ?
Acheter un Edge 1050, c’est bien souvent synonyme de navigation. On choisit cette gamme pour profiter de son large affichage et du suivi de trace. Je le précise d’emblée, car j’ai l’impression que certains en sont restés au temps du Garmin 510, qui n’avait aucune carte intégrée gratuite.

Ça a bien changé depuis un moment : vous profitez des cartes du monde de votre choix pour vous repérer et naviguer comme vous le voulez.
Peut-on chercher des points d’intérêt (POI) ?
Les cartes sont enrichies de POI liés à l’activité sportive et au cyclisme. Vous pouvez rechercher autour de vous :
- des magasins de vélo ;
- des supérettes ;
- des toilettes ;
- des points de ravitaillement en eau ;
- des cafés.
Sur un territoire inconnu, quand l’envie d’un café se fait sentir, c’est intéressant. En un clic, le Garmin vous y conduit… enfin, il faudra quand même pédaler.

Personnellement, je n’utilise jamais ce type de navigation : je sais toujours où je vais, car je planifie mon itinéraire sur Garmin Connect ou Strava avant de partir. Mais c’est utile pour qui veut naviguer au gré du vent. Vous pouvez aussi rechercher un nom de ville ou une adresse précise pour vous faire guider.
Comment suivre ou créer un parcours ?
Deux fonctions me servent le plus en mode navigation :
- me ramener à la maison par le chemin le plus court quand j’en ai marre de rouler ;
- suivre un parcours préparé en amont.
Le parcours est synchronisé automatiquement à l’allumage du compteur, si je suis près de ma box Wi-Fi ou si mon téléphone y est connecté. Contrairement aux anciennes générations de Garmin, ça fonctionne vraiment bien.

Vous créez votre parcours sur ordinateur ou téléphone, vous l’enregistrez et vous demandez la synchronisation à la prochaine connexion. Dès l’allumage, le compteur se connecte tout seul pour récupérer les nouveautés. Vous retrouvez ensuite très facilement le parcours dans les parcours enregistrés.
En sélectionnant un parcours avant de partir, vous accédez à un récapitulatif de l’exigence de la sortie et des différentes montées. Garmin annonce même à l’avance le volume d’eau à prévoir et les grammes de glucides. C’est pratique, même si ce n’est pas ultra précis : ça donne une bonne indication.

Dans la fenêtre d’exigence du parcours, des curseurs montrent la difficulté selon les capacités physiologiques requises. Vous voyez en un coup d’œil si c’est à votre portée.
L’autre façon de suivre un parcours est de laisser le compteur le créer. En cliquant sur le petit « + » du menu Parcours enregistrés, vous accédez à deux outils :
- Créateur de parcours : vous arrivez directement sur la carte et ajoutez point par point l’endroit où vous voulez aller. Vous pouvez afficher en superposition les routes populaires, pratique dans un coin inconnu : en les prenant, vous savez que c’est roulable. La carte se met à jour en direct, avec la distance, le dénivelé et le temps estimé.
- Itinéraire en boucle : je l’utilise peu, mais les quelques fois où je l’ai fait, Garmin m’a généré des parcours super sympas, sur des routes bien roulables et dans des coins où je ne serais jamais allé de moi-même, même autour de chez moi. C’est vraiment surprenant.
Avec l’itinéraire en boucle, vous pouvez indiquer une direction de départ, pratique pour partir vent de face. Vous regardez la météo, vous entrez la direction, et le vent de dos au retour est garanti. Vous personnalisez la distance et Garmin propose 3 itinéraires, il ne reste qu’à choisir.

La fonction est vraiment sympa, mais j’ai de façon assez récurrente des erreurs de calcul d’itinéraire, ce qui peut être frustrant juste avant de partir. Faites-le plutôt au calme chez vous.
Comment personnaliser le calcul d’itinéraire ?
De base, la navigation fonctionne déjà très bien. Dans votre profil d’activité, vous pouvez la personnaliser encore plus en déterminant ce que vous voulez, et surtout ce que vous ne voulez pas, dans la définition des itinéraires.
J’avais remarqué que lorsque je demandais à mon compteur de me ramener à la maison par la route la plus courte, le résultat n’était pas glorieux. Il avait tendance à me rallonger en empruntant les routes les plus « connues » du coin, et à juste titre : le compteur était réglé ainsi.
Tout cela peut se changer. Vous pouvez couper la fonction d’itinéraires populaires, puis définir une règle : réduire la distance, la durée ou le dénivelé. Vous pouvez aussi choisir des types de routes spécifiques (personnellement, j’évite les autoroutes, pas vous ?). Le calcul d’itinéraire est totalement personnalisable, directement sur le compteur.

À noter qu’avec le Wi-Fi, plus besoin de passer par l’ordinateur pour mettre à jour une carte, en ajouter ou en supprimer : tout se fait depuis le compteur. C’est moins pratique et peut-être moins rapide, mais c’est possible.
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Comment se passe la navigation sur le vélo ?
Pour moi, Garmin fait ce qui se fait de mieux en matière de suivi de navigation sur compteur. Avec un si grand écran, il est quasi impossible de rater sa route (en tout cas, ça ne m’arrive jamais).

Le compteur réagit 200 mètres avant le changement de direction. L’autozoom recadre la carte au moment de tourner, pour ne pas se tromper à un carrefour avec plusieurs routes. Il reste actif quelques dizaines de mètres plus loin, pour confirmer d’un coup d’œil que vous êtes sur la bonne route. Pour moi, c’est du très, très bon.
Le haut-parleur apporte aussi le guidage vocal, comme un GPS de voiture ou Google Maps et Waze sur votre téléphone. Une voix féminine ou masculine annonce les changements de direction. Après chaque virage, elle indique la distance jusqu’au suivant.
Par temps venteux et bruyant, la qualité du haut-parleur peut parfois être limite. On entend toujours quelque chose, de façon plus ou moins audible, ce qui permet de porter son attention sur le compteur et de ne pas rater un changement de direction. Rien que pour ça, c’est intéressant.
La fonction que j’utilise le plus est le retour au point de départ. Si vous avez bien personnalisé le calcul d’itinéraire, elle calcule un trajet cohérent. Mais elle ne remplace pas la connaissance du terrain si vous voulez prendre la route la plus rapide et la plus courte.
Je me suis déjà amusé à me confronter à son algorithme : il me disait souvent de faire demi-tour pour prendre une autre route, alors que je savais être sur la plus rapide et la moins longue. Ce n’est pas bien grave, vous arriverez à bon port, mais pas de la manière la plus optimisée.
Qu’est-ce que le « Waze du vélo » intégré à la cartographie Garmin ?
Avec le Edge 1050, Garmin a intégré une sorte de Waze à sa cartographie. Chacun peut signaler des dangers sur la route, visibles ensuite par les autres utilisateurs de compteurs Garmin disposant de cette fonction.
Parmi les dangers signalables :
- les nids-de-poule ;
- les chiens errants ;
- les obstacles sur la route ;
- une route glissante.
Le prochain utilisateur qui passe par là peut confirmer ou non le danger pour le conserver sur la carte.


Sur le papier, c’est une très bonne idée. En pratique, les dangers signalés sont rares. Je n’ai moi-même pas pris le réflexe de le faire, donc je comprends que ce soit pareil pour les autres. Ça demande une gymnastique d’y penser au moment du danger.
Quand on se sauve des crocs d’un chien, on est surtout content d’être encore entier et sur son vélo : on ne pense pas forcément à le notifier. À voir à l’avenir, mais après 2 ans, la signalisation reste assez pauvre, du moins dans mon coin.
Quelles fonctions supplémentaires propose le Edge 1050 ?
On ne va pas passer en revue toutes les fonctions, sinon ce test ferait office de livre de chevet pour les 5 prochains soirs. Voici tout de même quelques fonctions intéressantes.
Le Edge 1050 a-t-il une sonnette intégrée ?
En touchant deux fois l’écran en roulant, une sonnette retentit. De quoi alerter d’autres usagers, principalement des vélos ou des piétons, de votre arrivée. Ça peut dépanner.
Attention : cette sonnette électronique ne remplace en aucun cas l’avertisseur sonore que la loi française impose sur un vélo. Je le précise au cas où.
À quoi sert LiveTrack ?
Je pars souvent rouler en solo, et mes proches s’inquiètent. On entend malheureusement souvent parler de cyclistes qui ne rentrent pas chez eux. Pour les rassurer, j’ai activé la fonction LiveTrack.

À chaque départ, elle active un lien de suivi en direct via mon smartphone. Les personnes renseignées dans l’appli Garmin Connect reçoivent un SMS ou un e-mail à mon départ et sont invitées à me suivre sur une page en ligne. Elles savent où je suis, si je bouge ou non, depuis quand, et peuvent même m’envoyer des commentaires d’encouragement.

Je trouve la fonction très intéressante : elle fonctionne très bien et ne consomme pas beaucoup de batterie. En revanche, si vous entrez dans une zone blanche, le suivi s’arrête le temps de retrouver une connexion. Vos proches pourraient penser que vous avez un problème : il faudra qu’ils gardent leur sang-froid.
GroupTrack : comment savoir où sont vos amis ?
C’est une fonction sous-cotée, qui mérite d’être plus exploitée. Elle permet de partager votre position avec une liste d’amis que vous choisissez. Un exemple pour bien comprendre.
Vous êtes un groupe de potes qui se retrouve tous les jeudis. Chaque semaine, c’est la même histoire : « Il est où Paul ? » Vous attendez sans savoir s’il arrive bientôt. À un moment, vous perdez patience et vous partez… dommage, il était à 1 km. Comment le savoir ? GroupTrack !
Si la fonction est activée de votre côté et du côté de Paul, que son activité est lancée avec LiveTrack activé et que vous êtes dans ses contacts GroupTrack, le Garmin affiche la position de chacun, la distance qui vous sépare et la position sur la carte. Fini d’attendre pour rien : vous êtes au courant en temps réel.
Je vous ferais un tuto complet pour bien comprendre et utiliser cette fonction, ainsi que la suivante.
GroupRide : comment rouler en groupe avec Garmin ?
Sur les dernières générations, Garmin est allé encore plus loin dans la gestion de groupe. Vous vous retrouvez le dimanche matin à un point précis pour faire la même boucle ? Démarrez un GroupRide entre toutes les personnes équipées d’un Garmin x40 ou x50.
Vous disposez alors d’une page avec tous les pseudos et la distance entre chacun. Vous pouvez échanger des messages si quelqu’un a un problème ou a perdu les roues. Dès qu’une montée est détectée, vous voyez les scores de chacun : c’est hyper ludique.
Là encore, la fonction est trop peu utilisée, car on ne prend pas le temps de créer le groupe quand on se retrouve. C’est pourtant très fun et bien pratique.
Garmin Pay : peut-on payer avec son compteur ?
S’arrêter pour un café pendant la sortie est une habitude courante chez beaucoup de cyclistes (je n’en fais pas partie). Il faut alors emporter de la monnaie ou sa carte bancaire, au risque de la perdre. Ça m’est déjà arrivé : elle s’est envolée de ma poche en sortant autre chose.

Garmin a donc inclus Garmin Pay dans son compteur. Vous avez votre carte bancaire directement dans l’appareil et payez en NFC sur un terminal de paiement. Le tout est protégé par un code PIN à saisir avant de payer.
Je n’ai utilisé la fonction qu’une seule fois en deux ans, mais ce jour-là, j’étais bien content de l’avoir pour boire un coca, à court d’énergie par forte chaleur. Même si je l’utilise peu, je suis rassuré de savoir que je peux me dépanner en cas de pépin.
Connect IQ : pourquoi est-ce un atout majeur de Garmin ?
Je vais être rapide sur le sujet, car il mérite à lui seul un vrai article, et même plusieurs. Connect IQ est l’app store de votre compteur Garmin : il permet d’ajouter des applications et des champs de données autres que ceux créés par Garmin. N’importe qui peut en fabriquer.

Des développeurs talentueux ont créé de vraies pépites, comme Néon Edge et surtout Windfield. Ce dernier affiche un radar météo ainsi que le sens du vent en direct, mis à jour. Pour gérer la météo, on ne fait pas mieux.
De mon côté, je suis en train de créer un champ de données pour mieux gérer son effort, qui fera écho à mon guide des 6 données de puissance.
Connect IQ, c’est ce que Garmin a et que les autres n’ont pas. Quand je teste la concurrence, il me manque presque toujours un champ Connect IQ, plus encore que le compteur Garmin lui-même. Je serais curieux de savoir combien d’entre vous utilisent des champs Connect IQ sur leur Garmin : dites-le-moi en commentaire.
Que reste-t-il à dire sur le Edge 1050 ?
Je n’ai même pas fait le tour de toutes les fonctions. Je n’ai pas parlé de :
- le pilotage de l’éclairage depuis le compteur ;
- l’onglet météo détaillé, avec des cartes radar en tout genre ;
- la connexion avec Strava pour accéder aux segments en direct ;
- Garmin Coach, qui propose des sessions d’entraînement selon votre calendrier et votre forme.
Je pense toutefois avoir abordé l’essentiel des fonctionnalités de ce Edge 1050, qui fonctionne très bien, sans rien à redire.

Il vieillit vraiment bien : après plus de 13 000 km, absolument rien à signaler. Un coup de pinceau sous l’eau et il est neuf comme au premier jour. Mon seul vrai regret : des champs de données un peu trop simplistes visuellement, mais très lisibles, et ces bandes noires autour de l’écran, que l’on espère voir disparaître avec le futur 1060.
Le Edge 1050 a encore de beaux jours devant lui. Pour le moment, aucun écho d’un remplaçant, même si ça ne devrait peut-être pas tarder.
Pour quel cycliste est-il fait ?
Ce Garmin Edge 1050 est souvent plébiscité par les cyclos qui aiment découvrir de nouvelles routes et ont un minimum la fibre exploration. Ce serait bête de ne pas profiter de son écran et de son haut-parleur pour ça.
Les coureurs préféreront à coup sûr le Edge 850, qui propose exactement les mêmes fonctions dans un gabarit plus petit, avec un impact sur la lisibilité des informations (voir mon test du Edge 850).
Si, après m’avoir lu, vous trouvez cet appareil trop complet, avec trop de données et trop de fonctions, il existe des alternatives peut-être plus adaptées à votre usage.
Le Garmin Edge 1050 est-il à la hauteur de son prix ?
Le prix est à la hauteur de son plumage : 699 €. Mais le Edge 1050 vieillit très bien, et si vous avez les moyens d’acheter ce petit bijou de technologie, vous pouvez y aller les yeux fermés. Certes ce n’est pas donné mais c’est de loin l’outil technologique le plus abouti aujourd’hui sur le marché à mettre sur votre cintre. Mais la concurrence travaille à le détrôner. Comptez sur nous pour essayer les nouveautés et trouver un digne concurrent et peut être même remplaçant à ce Garmin Edge 1050.


